mercredi 6 mai 2009

Scars on Broadway



Difficile d’évoquer Scars on Broadway en esquivant System Of A Down et surtout Serj Tankian. L’éponyme des complices Malakian et Dolmayan rappelle en tous points l’émulsion créative et la complémentarité qui portaient System vers de hautes sphères. Manquerait-il alors un petit quelque chose à ce premier album ?
Pas si certain.
L’authenticité et la sincérité respirent sur chaque titre, même si la voix de Daron peut parfois sembler monocorde. Les morceaux ne sonnent pas forcément metal et lorgnent même vers une pop efficace et fière des nouveaux horizons qui lui sont offerts. L’électro s’invite à cette redécouverte de l’univers musical généreux de Daron. L’excellent Funny et son pont aérien accroche autant que les beats intraitables de Chemicals. Et que dire de l’intro funky de Enemy ? Serein, le groupe ne se précipite pas et offre à l’auditeur un aller simple vers une musique plus mainstream décomplexée. Etonnant. Mauvais goût ou désaveux d’un son plus lourd, Scars On Broadway s’en contrefiche et se joue des attentes.
L’attente justement. Les premiers instants lâchés de Babylon ne laissent guère présager de la suite des opérations. Chiche mélodie, presque facétieuse, qui se plait à prendre l’auditeur à contre-pied. A des lustres des gimmicks auxquels il nous avait habitué chez System, Daron nous livre un album sous influences, résolument rock et inattendu.

Noesis.

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